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28/10/2021 04:11:48

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Ladakh

Doux-Lacombe Géraldine


Editeur - Casa editrice

Edition Centre Delta

  Asia
India
Ladakh
Himalaya

Anno - Date de Parution

1978

Pagine - Pages

175

Titolo originale

Ladakh

Lingua - language - langue

Francese

Edizione - Collana

Collection Les Grands voyages

Ristampa - Réédition - Reprint

Arthaud Paperback (1994)

Contributo di

Illustrations de Géraldine Doux-Lacombe, Christian Valls, Luc Veyri

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Ladakh

Ladakh Ladakh  

Ottima guida culturale, anzi probabilmente la prima perché pubblicata nel 1978. Ormai fuori commercio.

Un estratto: poliandria e poligamia in Ladakh
«Instituée au XVIIIème siècle pour des raisons essentiellement économiques, la pratique de la polyandrie tendait à préserver l’intégralité du patrimoine familial en empêchant sa division entre les divers héritiers, ce qui s’avérait indispensable dans ce pays pauvre en terres arables. Aussi, lorsque le fils aîné se mariait, son épouse (tib. nama) devenait aussi et systématiquement celle de son (ou de ses) frère(s) ; cependant, si ce dernier le souhaitait, il avait aussi la possibilité d’épouser une femme, à condition toutefois de s’établir dans une maison différente et de renoncer à tout l’héritage. Bien qu’ayant, génétiquement, des pères différents, les enfants reconnaissaient néanmoins tous les hommes de la famille comme leurs pères; cependant l’aîné des frères avait droit au titre d’aba («père») tandis que les cadets étaient appelés aba chun ou aba-chunun («petit-père»), parfois encore agu («oncle»).
Dans le cas où la famille n’était composée que de filles, le schéma restait identique: l’aînée prenait un époux (tib. magpa) qui devenait nécessairement celui de ses sœurs aussi. Le plus souvent fils cadet, donc sans fortune, ce dernier ne jouissait pas pour autant d’un sort agréable: ajouté au fait qu’il ne possédait aucun droit sur les biens de sa femme, il lui devait en plus obéissance absolue, ce qui signifie qu’il passait son existence à travailler et était plus ou moins considéré comme un commis de ferme! Sort peu enviable donc, comme en témoigne le proverbe ladakhi qui affirme: «Il y a toujours une corde autour de la tête du magpa» (la corde évoque ici tout labeur pénible). De plus, si ses services n’étaient pas satisfaisants, son épouse pouvait divorcer très facilement et à n’importe quel moment: il lui suffisait de porter l’affaire devant le chef du village (tib. goba) qui faisait alors fonction de juge. Et le pauvre magpa pouvait aussi, du jour au lendemain, se voir refuser les faveurs de sa dame si celle-ci décidait de prendre un pho-tsak, c’est-à-dire littéralement un «mari en plus»… Propre aux pays de civilisation tibétaine mais plus particulièrement au Ladakh, cette institution sociale, qui agit comme un moyen naturel de limitation des naissances, permit avant tout d’éviter le phénomène de famine endémique qui autrement n’aurait pas manqué de frapper la population ladakhie».

Extrait de Géraldine Doux-Lacombe : « Ladakh », guide Arthaud, 1987